De l’école de commerce à l’école de management

ecole de management

La formation en Ecole de commerce

Jusqu’au début des années 90, avant de pouvoir solliciter son intégration dans une entreprise, un étudiant fraîchement émoulu du système scolaire partait étudier dans une école de commerce. Après une formation propédeutique, il se choisissait une spécialité – plutôt gestionnaire, plutôt commerciale, ou plutôt dans les ressources humaines, quand bien même parlait-on plus volontiers à l’époque de gestion du personnel – puis passait son diplôme, enfin candidatait. Le cursus s’achevait quatre années après bac.

La transition en Ecole de management

D’où vient que cette façon de faire a changé au cours des trente dernières années ? La réforme n’est pas venue, comme on pourrait le croire, des équipes pédagogiques travaillant au sein des écoles, mais du désir formulé par les entreprises elles-mêmes. Il s’agissait de mieux ajuster la formation suivie à l’Ecole de commerce et ce que l’entreprise attendait du jeune diplômé. Et qu’attendaient-elles ? Un profil de cadre, pas seulement de spécialiste. On peut comparer avec la différence existant entre l’officier qui commande un char et le sous-officier mécanicien qui s’occupe de le faire avancer. Sans le sous-officier, le char n’avancerait pas, mais c’est l’officier qui lui donne sa direction et commande sa manœuvre. Eh bien, le manager, c’est un peu cela, ce n’est pas un exécutant, c’est un chef, et c’est pour mieux marquer cette distinction que les écoles de commerce ont toutes peu à peu changé leur nom en écoles de management. Naturellement, le jeune lauréat sitôt sorti de son école de management ne va pas prendre les commandes d’une entreprise de quatre mille personnes, mais il suivra plutôt un cursus professionnel qui peut se comparer là encore à celui de l’officier, qui démarre sous-lieutenant et un jour finira colonel, peut-être même général.

L’alternance, la réponse aux demandes des entreprises

Ainsi les nouvelles écoles de management ont-elles mis en œuvre une nouvelle ingénierie pédagogique pour répondre aux demandes des entreprises. Bientôt est venue l’idée d’approfondir encore l’ajustement entre la formation estudiantine et la carrière professionnelle envisagée : c’est le principe de l’alternance, dont notre école a été pionnière, qui met en pratique sa devise : curriculum simul schola. Mais, comme disait Kipling, ceci est encore une autre histoire…