L’ascension mondiale de l’Afrique francophone

 

Le français, l’une des langues les plus parlées au monde

A notre époque, la langue française est la cinquième langue parlée dans le monde, après l’anglais, le mandarin, l’hindi et l’espagnol, quasiment à égalité avec l’arabe – bien que l’arabe soit traversé par plusieurs dialectes qui peuvent être très différents – et devant le portugais et le russe. Certes, ce classement n’est pas significatif dans tous les domaines : on sait par exemple que l’allemand passe devant le français sur internet. Il se fonde sur la pratique de la langue par tête, si l’on peut dire.

Ajoutons que le français est la langue officielle de 29 pays dans le monde, mais elle est enseignée officiellement dans 84 pays.

Le plus important vivier de cette francophonie est l’Afrique, là où, au nord, à l’ouest, au centre, mais aussi sur l’océan Indien, des liens historiques ont été noués, principalement avec la France mais également la Belgique.

Ce poids de l’Afrique conduira la francophonie à peser plus lourd encore dans le monde, à cause de la vitalité démographique de ce continent : aux alentours de 2050, les francophones passeront de 280 millions aujourd’hui à peut-être 700 millions.
Ces chiffres expliquent pourquoi notre campus accueille de nombreux étudiants ayant suivi leurs études secondaires ou la première partie de leurs études supérieures chez eux, avant de candidater chez nous pour y perfectionner leur formation à la fois académique et professionnelle.

Les risques de cette relation entre l’Afrique et la France

Certes, le tableau que nous dessinons ici est positif, dans la mesure où la pratique d’une langue inspire les idées en général, chez les scientifiques comme chez les poètes, et aussi pour une certaine vision commune du monde que des locuteurs peuvent partager. Il cache cependant une réalité grandissante, du moins dans les pays où la langue est pratiquée sans être maternelle, et cette réalité s’applique d’ailleurs aussi bien au français qu’à l’anglais : de plus en plus de pauvres sont exclus de la pratique de ces langues, il faut vraiment que la langue soit maternelle pour que toutes les classes sociales en bénéficient, et par ces langues, s’ouvrent sur le monde environnant.

Le deuxième risque concerne les pays de départ : à notre époque mondialisée, il est tentant pour un jeune de se lancer dans une carrière au sein de ce que les économistes appellent la Triade, à savoir l’Amérique du nord, l’Europe et l’Extrême-Orient, quitte à déserter le développement de son propre pays ; or on sait que certains de ces pays de départ ont besoin des compétences de leurs ressortissants les mieux formés.

Mais il n’entre évidemment pas dans les attributions de notre école de corriger ce paramètre : notre vocation à nous est d’accueillir, de former, et d’accompagner l’étudiant dans le déclenchement de sa carrière. Bienvenue au groupe HEMA !